Les choses ne devraient pas se passer ainsi. La police n'a pas été prise par surprise lors des manifestations de la frange ultra-orthodoxe extrémiste. Elle disposait d'informations préalables sur une partie des rassemblements prévus, mais elle ne s'y est pas préparée correctement et a fait preuve d'une impuissance alarmante.

Cela doit cesser. Si l'État d'Israël tient à sa survie et souhaite recouvrer la gouvernance et la souveraineté sur ses routes, il doit changer de cap et prendre des mesures drastiques contre de tels manifestants. La façon de prévenir ces manifestations illégales qui paralysent le pays n'est pas d'entretenir des discussions complaisantes avec des apparatchiks religieux, mais de faire appliquer la loi avec fermeté et sans compromis.

Il convient d'exercer une réponse opérationnelle égale et déterminée, indépendamment de l'identité du manifestant. Bloquer la route 6 ou une ligne ferroviaire constitue une atteinte à une infrastructure nationale essentielle, et la réaction à cet acte doit être immédiate. Quiconque choisit de s'asseoir illégalement sur la chaussée en bafouant la liberté de circulation de millions de citoyens doit savoir que sa rencontre avec la loi sera rapide et sans équivoque.

Il est temps de cesser de ne poursuivre que les manifestants qui exécutent les ordres, et de s'attaquer à la racine du problème par une application personnelle, pénale et économique de la loi à l'encontre des organisateurs — les rabbins de la frange extrémiste qui ont prouvé qu'ils sont, et eux seuls, les maîtres de l'événement. La manifestation commence quand ils l'ordonnent, et se disperse uniquement quand ils donnent le signal de retourner aux yeshivot. Ce sont eux les responsables.

La police israélienne et le parquet doivent arrêter les organisateurs des manifestations ainsi que les rabbins qui appellent à troubler l'ordre public, et les traduire en justice. Parallèlement, des poursuites civiles de plusieurs millions de shekels doivent être engagées contre eux au titre des dommages économiques considérables infligés à l'économie nationale. Lorsque ces rabbins comprendront que leurs caprices leur coûtent des arrestations et des préjudices financiers, ils hésiteront à réitérer leurs agissements.

Des sanctions judiciaires sévères doivent être prononcées, et les remises en liberté immédiates dans les commissariats doivent cesser. Toute personne arrêtée lors d'un blocage illégal de route doit être placée en détention, traduite en justice dans le cadre d'une procédure accélérée et se voir infliger des peines d'emprisonnement fermes ainsi que de lourdes amendes.