Des années de dévotion sans contrepartie

Les ministres et députés de Yahadout HaTorah n'ont rien obtenu de Netanyahu en échange de leur dévotion inconditionnelle dans le domaine des relations entre religion et État. Ni Gafni, ni Eichler, ni Porush ne peuvent se targuer d'avoir fait voter une loi, d'avoir porté une initiative ou d'avoir accompli la moindre démarche ayant réellement fait avancer les valeurs religieuses et le judaïsme. Ce que Netanyahu leur a accordé, ce sont des budgets — des millions de shekels que Gafni, en sa qualité de président chevronné de la commission des finances, s'est employé à garantir et à sanctuariser.

Les portefeuilles ministériels attribués à Goldknopf, Porush, et plus récemment le poste de vice-ministre confié à Eichler, n'ont contribué en rien à la promotion de la valeur centrale et suprême de la Torah et du judaïsme. Le Shabbat n'a jamais été aussi profané, aussi bafoué dans les centres urbains d'Israël que ces dernières années.

La punition d'une allégeance aveugle

La rétribution — ou plutôt le châtiment — pour cette dévotion sans bornes et sans entraves que les ministres et députés de Yahadout HaTorah ont maintenue et préservée avec fidélité auprès du Premier ministre Netanyahu, aurait dû arriver depuis longtemps. Elle a fini par s'abattre sur leurs têtes. Ils ne parviennent pas — pardon, ils échouent — à faire adopter une nouvelle loi sur la conscription, qui aurait dû garantir l'étude de la Torah dans les yéchivot, valeur suprême et première du judaïsme, selon le principe que l'étude de la Torah prime sur tout.

Gafni, Goldknopf, Porush, Eichler et leurs collègues ont été exposés dans toute leur médiocrité.