Les qualifier de « frange extrémiste » serait leur faire un compliment. Ces manifestants forment une bande de voyous, dépourvus de tout respect pour la dignité humaine, qui piétinent grossièrement chaque impératif de ce que les sources religieuses définissent comme la derekh eretz — la décence élémentaire. Ce qui est stupéfiant, voire ahurissant, c'est que les directeurs des yeshivot auxquelles appartiennent ces manifestants-émeutiers autorisent, en premier lieu, leurs étudiants à descendre dans les rues. Sont-ils donc inconscients de ce qui se passe, de la manière honteuse dont leurs élèves profanent publiquement le nom divin ? Tout aussi stupéfiant et ahurissant : les parents de ces manifestants, qui frappent des policiers, bloquent la circulation sur les routes, font irruption de force dans les cours des commandants de police — permettent à leurs fils un comportement aussi déchaîné, violent et criminel, au grand jour, devant tout le monde.

Appeler ces individus « ultra-orthodoxes » ou « haredim », c'est souiller ce terme et insulter l'ensemble d'une communauté de croyants respectueux de la loi. Il est temps d'y mettre fin.

Appeler ces individus « ultra-orthodoxes » ou « haredim », c'est souiller ce terme et insulter l'ensemble d'une communauté de croyants respectueux de la loi. Il est temps d'y mettre fin.

Les actes de ces jeunes gens ne font qu'alimenter et radicaliser la haine envers la religion et les religieux dans la société israélienne. Chaque image de violence, chaque affrontement avec les forces de l'ordre, chaque pancarte scandaleuse brandie au nom de la Torah constitue une blessure supplémentaire infligée au tissu social du pays — et une trahison de ce qu'ils prétendent défendre.