La Journée internationale du service public est célébrée chaque année dans le but de rendre hommage à la contribution des agents du secteur public au développement social et à la prospérité. Cette journée a été fixée par l'Assemblée générale des Nations Unies au 23 juin, en référence à l'adoption, ce même jour en 1978, de la convention de l'Organisation internationale du Travail relative aux conditions d'emploi et aux relations de travail dans la fonction publique.

Un pilier de la résilience nationale

Comme l'ont démontré les situations d'urgence sécuritaire, les agents du secteur public — médecins, policiers, travailleurs sociaux et agents des collectivités locales — constituent la première ligne de défense civile de l'État. Le secteur public est également chargé de garantir à chaque citoyen, quelle que soit son origine, sa religion, son lieu de résidence ou sa situation économique, un accès égal à la santé, à l'éducation, aux transports, à la sécurité civile et aux services sociaux. Enfin, face aux alternances politiques qui entraînent des changements de cap incessants, le service public doit assurer la continuité fonctionnelle et prévenir l'effondrement des systèmes de gestion.

Un bilan préoccupant

Quelle est la situation en Israël ? Selon le rapport du Contrôleur de l'État et du Commissaire aux plaintes du public (2024), 34 259 plaintes relatives au service public ont été déposées sur cinq ans. 57,9 % de ces plaintes sont jugées fondées — un taux élevé au regard des données internationales. Selon les données 2022-2023, Israël se situe en dessous de la moyenne en matière de confiance du public dans les services publics.

Des pistes d'amélioration identifiées

Des réformes nécessaires, une reconnaissance méritée

Il est encourageant de constater que des initiatives proactives sont menées pour améliorer le service public en Israël. Mais elles ne suffiront pas si l'on ne renforce pas l'esprit d'État, si l'on ne protège pas les agents publics et les gardiens des institutions, et si l'on ne garantit pas des procédures de nomination objectives, fondées sur les compétences et le professionnalisme plutôt que sur les affinités politiques. Parallèlement à l'exigence de changement, il convient de rendre hommage au dévouement du capital humain et professionnel au service de l'État.