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Les réactions à la vidéo du « bibiiste » prouvent que, sur les relations extérieures, la plupart d'entre nous sommes des bibiistes
La vidéo du « bibiiste qui sort du placard » a suscité, comme prévu, une fierté débordante dans le camp de Benyamin Netanyahou, et répulsion et colère parmi ses opposants. Le synopsis tient en quelques lignes : un dîner de fête en famille dans un foyer élitiste, ashkénaze dans toute sa quintessence, où le fils s'apprête à faire une confession. Ses parents soupçonnent immédiatement qu'il s'agit d'un coming out et réagissent par une acceptation totale — jusqu'au moment où il s'avère qu'il avoue en réalité être un bibiiste. C'est alors que les parents sont frappés de stupeur : la mère s'effondre sur le gâteau dans ce qui ressemble à un malaise cardiaque, tandis que le narrateur conclut que « deux millions d'Israéliens font face chaque année à de la discrimination, de la colère et de la haine, uniquement en raison de leurs opinions politiques. Cherchez sur Google », dit-il, « bibiiste. Pas un sous-humain ».