Au cours de trente années de service au sein de la police israélienne, dont vingt-sept ans dans les domaines du renseignement, de la surveillance et des enquêtes, j'ai participé activement à la lutte contre certaines des organisations criminelles les plus dangereuses d'Israël. J'ai recruté et géré des sources humaines, fait opérer des agents infiltrés, contribué à la conduite d'enquêtes complexes et pris part à de nombreuses opérations qui ont abouti à l'arrestation et à l'inculpation de criminels de haut rang.

Je connais parfaitement le monde du crime. Je connais la façon dont les organisations criminelles pensent, agissent, communiquent et dissimulent leurs traces. Et surtout, je sais que la guerre contre une organisation criminelle ne commence pas par la technologie — elle commence par une compréhension profonde de l'adversaire. C'est pourquoi, lorsque j'entends parler de la décision de transférer la responsabilité de la collecte du renseignement technologique contre les organisations criminelles de la police israélienne au Shin Bet, j'ai du mal à en saisir la logique professionnelle.