Par Moshe Cohen-Elia
Ces dernières années, nous assistons à une rébellion de généraux, de hauts fonctionnaires et de juges contre les représentants élus du peuple. Et les généraux jouent un rôle central dans cette rébellion. Si l'on avait coutume de dire autrefois que la Cour suprême ne dispose ni d'un portefeuille ni d'une épée, mais seulement de la confiance du public, aujourd'hui, alors que cette confiance a atteint un niveau historiquement bas, nous découvrons que les généraux servent en pratique d'« épée » à la juristocratie israélienne.
Ronen Bar et Herzi Halevi ont agi, selon les allégations, afin de soumettre la démocratie israélienne aux intérêts de la juristocratie. Ils l'ont fait en exerçant une pression massive sur les institutions élues, en instillant un sentiment de menace permanente, et en agissant de concert avec les cercles appelant à la cessation du service volontaire, issus du mouvement « Frères d'armes » et du Forum des pilotes 555. Le Hamas a observé la rébellion qui se déroulait ici — puis le 7 octobre est arrivé.
Le Hamas a observé la rébellion qui se déroulait ici, et c'est alors qu'est survenu le 7 octobre.
Une subversion au sommet de l'État
L'ancien directeur du Mossad Meir Dagan, le chef du Shin Bet Ronen Bar, le chef d'état-major Herzi Halevi et le directeur du Mossad Dadi Barnea figurent parmi les figures emblématiques de ce que l'auteur décrit comme une dérive institutionnelle profonde : celle d'une élite sécuritaire qui, forte de son prestige et de sa légitimité opérationnelle, se serait progressivement érigée en contre-pouvoir au détriment du contrôle démocratique.
Face à ce phénomène, Erez Tadmor plaide pour une réponse ferme et immédiate des institutions élues, afin de rétablir la primauté du pouvoir civil sur l'appareil militaire et sécuritaire — une condition sine qua non, selon lui, de la survie de la démocratie israélienne.