« Le Sultanat d'Oman et la République islamique d'Iran, en tant que deux États côtiers surplombant le détroit d'Ormuz, soulignent leur engagement à garantir un passage sûr dans le détroit… Les deux États conviennent de poursuivre les discussions au sein d'un groupe de travail conjoint entre leurs ministères des Affaires étrangères, dans le but de parvenir à un accord sur la gestion de la navigation future dans le détroit, les services qui y seront fournis et les coûts associés… Tous les arrangements concernant le détroit d'Ormuz doivent être réalisés dans le plein respect de la souveraineté et des droits souverains des deux États surplombant le détroit. »

« Le Sultanat d'Oman et la République islamique d'Iran, en tant que deux États côtiers surplombant le détroit d'Ormuz, soulignent leur engagement à garantir un passage sûr dans le détroit… Les deux États conviennent de poursuivre les discussions au sein d'un groupe de travail conjoint entre leurs ministères des Affaires étrangères, dans le but de parvenir à un accord sur la gestion de la navigation future dans le détroit, les services qui y seront fournis et les coûts associés… Tous les arrangements concernant le détroit d'Ormuz doivent être réalisés dans le plein respect de la souveraineté et des droits souverains des deux États surplombant le détroit. »

La carte qui explique tout

Lorsqu'on observe la « pointe » du détroit d'Ormuz sur une carte, il est facile de s'y perdre. Cette pointe est le point le plus étroit du détroit d'Ormuz. Il s'agit de la péninsule de Musandam, placée sous souveraineté omanaise, bien qu'elle ne soit pas contiguë au territoire omanais — entre elle et Oman se trouve l'est des Émirats arabes unis (voir carte ci-dessus) —, ainsi que sa frontière maritime commune avec l'Iran à Ormuz. Nous sommes face à un point stratégique critique pour le trafic pétrolier, qui n'est pas seulement cette « pointe », mais aussi les larges voies d'entrée et de sortie du détroit.

La pierre d'achoppement

À l'ouest se dressent les trois îles Abou Moussa, Grande Tomb et Petite Tomb, mises en évidence sur la carte : ce sont des îles disputées. L'Iran les occupe de facto depuis 1971, mais les Émirats arabes unis en revendiquent depuis lors la pleine souveraineté. Selon le droit international, chaque État est censé exercer un contrôle total sur les 12 milles nautiques (22 km) d'eaux souveraines entourant son territoire. Dans ce contexte, le périmètre que revendique l'Iran à partir de ces îles elles-mêmes fait l'objet de contestations diplomatiques et juridiques.

L'exigence que les Émirats doivent poser

Au vu de ce qui précède, il est non seulement juste, mais impératif que les Émirats arabes unis adressent une demande ferme à la communauté internationale et aux États du Golfe : aucun mécanisme dans le détroit d'Ormuz ne saurait exister sans que les Émirats y participent pleinement, comme l'impose la géographie.

Qui plus est, de leur point de vue, il ne devrait y avoir aucune modification du statu quo du détroit tel qu'il existait avant la guerre. Si un changement est souhaité, il est possible de rouvrir le débat sur la propriété des îles disputées à l'entrée occidentale d'Ormuz. Il est probable qu'une telle demande émiratie recevrait le soutien de l'Arabie saoudite, dont le ministre des Affaires étrangères a déclaré cette semaine qu'elle s'oppose à toute perception de droits de passage dans le détroit d'Ormuz.