La meilleure défense est parfois l'attaque. À mesure que les critiques envers les médias s'intensifient, certains tentent de déplacer le débat. Guy Peleg, par exemple, se lance dans une tournée de conférences intitulée « Contre la machine à poison ». Et dans le même temps, il prévient le public contre le scénario suivant : « Nous devons nous préparer au jour où l'on fera irruption dans les studios d'information d'ici et où l'on nous arrêtera parce que nous sommes des opposants au régime. »

La vérité, Guy ? Ça sonne dramatique. Mais la question est de savoir si cela correspond à la réalité — et la réponse est : pas vraiment. Dans la vie réelle, des gouvernements de droite se sont succédé ici à maintes reprises. Des critiques envers la Chaîne 12, il y en a eu, certes — mais jamais, sous aucun gouvernement de droite et à aucun moment, la fermeture de la chaîne n'a été menacée.

En revanche, des appels à fermer la Chaîne 14, on en a entendus — et venant précisément du camp qui parle au nom de la liberté d'expression démocratique ! Quelle ironie. Alors, qui parle vraiment de fermer des chaînes ? Et qui évoque de futures arrestations ? Comme toujours, on reproche aux autres ses propres défauts sans voir la poutre dans son œil.

Dis-moi, Guy Peleg, sérieusement ? C'est vraiment le sujet que tu as choisi pour ta conférence ? Comme il est symbolique que ce lieu s'appelle Tsavta — ce qui signifie, à rebours, tout le contraire de ce qu'il représente. Et dire que c'est nous, la prétendue « machine à poison », qui embrassons les combattants et les défendons depuis le premier jour de l'affaire Kakh Méa. Que nous sommes les seuls à couvrir la vérité qui émerge du procès Netanyahu — pendant que eux, avec toutes leurs calomnies, finissent par se taire quand la réalité ne les arrange plus.

Et c'est nous qu'on appelle « poison » ! Alors voilà une conférence en solo — manifestement, Guy, tu ressens le besoin de te justifier. D'expliquer pourquoi tu es du bon côté. Et pour cela, tu traînes dans la boue les chaînes de droite, tu montes une conférence dont le seul but est de nous étiqueter comme « machine à poison ». Alors la prochaine fois, Guy, petit conseil : quand tu veux te faire bonne presse ? Au lieu de tout ce dénigrement, essaie plutôt de t'élever toi-même — ça marche mille fois mieux que de chercher à rabaisser les autres.