Ce faisant, l'accord enterre le récit mensonger entretenu depuis des années par le Hezbollah, selon lequel il serait « le bouclier du Liban », ainsi que la fiction d'une « expansion territoriale israélienne ». Désormais, le gouvernement libanais lui-même est signataire d'un document qui dit aux Iraniens : nous ne sommes pas prêts à ce que vous interveniez en notre nom, et nous appelons au désarmement de toutes les milices armées. En pratique, Beyrouth reconnaît que la présence de Tsahal dans le sud du Liban vise exclusivement à protéger les localités du nord d'Israël, et autorise Israël à opérer dans les zones où l'autorité libanaise ne s'exerce pas.
L'accord avec le Liban influence déjà de façon spectaculaire une arène inattendue : la politique intérieure américaine.
L'accord avec le Liban influence déjà de façon spectaculaire une arène inattendue : la politique intérieure américaine.
L'accord-cadre annoncé entre Israël et le Liban constitue ainsi bien plus qu'un simple texte diplomatique : il s'impose comme un révélateur des fractures profondes au sein même de l'administration Trump, entre une ligne isolationniste incarnée par le vice-président Vance et une posture de fermeté stratégique défendue par le secrétaire d'État Rubio.