Oui, la ligne est uniforme : Netanyahu ne décide de rien, c'est Trump qui le téléguidé. Et bien sûr, tout est lié à la grâce présidentielle. On renforce cela avec des citations apportées par Barak Ravid sur une conversation avec Trump : « Je vais appeler Netanyahu maintenant et lui dire de ne pas attaquer l'Iran en représailles. »

Et voilà, on mélange tout et on obtient un scoop — c'est le narratif du moment : si Netanyahu n'attaque pas, que ce soit au Dahiyeh ou en Iran, il est ligoté, ce n'est pas un dirigeant.

Très bien. Quelques heures passent, les avions décollent, les bombes s'abattent sur l'ensemble du territoire iranien — il faut vite changer de narratif. Désormais, si Netanyahu attaque, c'est qu'il mène des guerres politiques.

Voici que surgit l'héroïne du camp : « Il existe une crainte, je dois le dire, réelle et non sans fondement, que le Premier ministre du massacre prenne des décisions qui nuisent à la sécurité de l'État dans le seul but de sa survie personnelle. »

Shikma Bresler, figure de proue de l'opposition.

Des spin sans fin — tout au nom de l'affaiblissement. Il est apparu une nouvelle fois clairement que les décisions relatives à la sécurité d'Israël ne se prennent pas à la Maison-Blanche, ni dans les studios de télévision — mais bien dans le bureau du Premier ministre à Jérusalem.

Non pas parce qu'il cherche la confrontation, mais parce que le Premier ministre d'Israël prend ses décisions en fonction de l'intérêt de l'État d'Israël. Le problème n'est pas qu'ils se trompent en permanence — le problème, c'est qu'ils sont tellement occupés à nous expliquer qui dirige Netanyahu qu'ils ratent, encore et encore, le fait que c'est Netanyahu qui dirige les événements.

Qu'ils le veuillent ou non.