Le choix stratégique de Riyad
Les Saoudiens auraient pu choisir la paix avec Israël — un État avec lequel ils n'ont aucun contentieux réel — mais ils ont préféré s'aligner sur leur rival chiite qui leur inflige des dommages depuis des années : en 2019 d'abord, lorsque les Houthis soutenus par Téhéran ont bombardé leurs raffineries, et aujourd'hui avec des Iraniens qui bloquent leurs exportations pétrolières. Malgré cette rivalité avec les chiites, ils voient dans l'Iran une arme ultime pour l'anéantissement d'Israël, perçu comme une étape dans la conquête islamique de l'Occident — selon la division du monde en Dar al-Islam (demeure de l'islam) et Dar al-Harb (demeure de la guerre). Israël n'est pour l'heure qu'un obstacle sur ce chemin : une épine dans la gorge qui empêche l'islam — né en Arabie il y a 1 400 ans — de poursuivre son expansion.
L'incompréhension américaine face au djihad idéologique
Les Américains ne comprennent pas que la dissuasion traditionnelle ne fonctionne pas contre des djihadistes idéologiques. Les accords ne sont que des trêves temporaires — à l'image du traité de Hudaybiyyah conclu par Mahomet en l'an 628 : une trêve de dix ans négociée en position de faiblesse pour gagner un temps précieux, se renforcer, puis s'emparer de La Mecque presque sans combat deux ans seulement après sa signature — tandis que tous les Juifs de la ville de Khaybar étaient simultanément massacrés.
Aujourd'hui, chaque groupe terroriste se trouve renforcé. Les États-Unis et l'Europe ont offert à l'islam radical une victoire historique.