Dans une interview saisissante tant par son existence même que par son contenu, « l'avocat du diable » s'est révélé être un homme courageux qui ne cille pas face à la folie des adeptes de la mort et des assoiffés de sang. Et le fait que ce soit précisément Shai Golden — qui s'est exprimé à maintes reprises comme un démagogue enflammé et populiste — qui ait conduit cet entretien, qu'il a lui-même présenté comme un visionnage obligatoire, et à juste titre, n'a rien d'évident dans le climat politique barbare où l'on peut maltraiter un détenu palestinien et, au lieu d'être jugé, être qualifié de héros.
L'interview avec « l'avocat du diable » était saisissante par son existence même
Dans un pays où le gouvernement s'est pâmé à l'idée d'adopter une loi instituant la peine de mort pour les terroristes, et où le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir s'est ému devant un gâteau d'anniversaire en forme de corde de pendaison en attendant avec impatience le moment de son application, Me Yigal Dotan fera tout ce qui est en son pouvoir légal pour la démantibuler. Pour s'assurer que les droits de ceux qu'il représente — parmi lesquels Marwan Barghouti, dont l'état de santé s'est aggravé depuis le 7 octobre — soient préservés.