La première Conférence de l'Arava s'est récemment tenue sous le signe de l'élan et de la nécessité d'un investissement de l'État dans le développement de la frontière orientale et de l'Arava centrale. Nous ne nous sommes pas réunis lors de cette conférence simplement pour parler d'une région lointaine, mais pour façonner le visage de l'État d'Israël. L'Arava centrale, qui s'étend le long de la frontière de paix avec la Jordanie, se trouve aujourd'hui à un carrefour historique. La question est de savoir si nous nous contenterons de préserver l'existant, ou si nous saurons transformer cet espace en moteur de croissance nationale dans les domaines de l'agriculture, du tourisme, de l'éducation et des infrastructures.
L'Arava est le rempart oriental d'Israël. La colonisation ici constitue l'expression la plus pure du sionisme moderne — des hommes et des femmes qui font fleurir le désert. Mais le pionniérisme ne peut remplacer une politique gouvernementale structurée. Plus particulièrement au cours des deux dernières années, alors qu'Israël fait face aux répercussions de la guerre et au besoin de renforcer la résilience nationale, le développement de l'Arava centrale est une obligation stratégique.
L'agriculture dans l'Arava, fierté d'Israël à l'échelle mondiale, fait face à des défis considérables. Le gouvernement doit investir dans la recherche et le développement agricoles dans le Néguev, garantir les quotas d'eau et réduire le coût des intrants pour les agriculteurs. Faire de l'Arava la « Silicon Valley » de l'agro-tech représente un intérêt national qui garantira la sécurité alimentaire du pays.
Renforcer l'Arava centrale est la réponse sioniste adéquate aux menaces pesant sur nos frontières. Il a été démontré qu'une implantation solide le long des frontières constitue un élément critique de la sécurité nationale. Nous ne demandons pas une aide ponctuelle, mais un partenariat durable comme stratégie d'un gouvernement qui lit la situation du pays, renforce les implantations frontalières et en fait des modèles d'excellence. Le gouvernement doit réorienter budgets et ressources au profit d'un plan quinquennal global pour l'Arava, incluant des avantages fiscaux significatifs, le développement de zones d'emploi et la suppression des obstacles bureaucratiques à la construction.
C'est l'occasion pour les décideurs de prouver que la périphérie figure en tête de leurs priorités. L'Arava est prête pour son grand essor. Nous avons des hommes et des femmes de valeur, une vision et une détermination. Il est maintenant temps que le gouvernement se tienne à nos côtés et fasse fleurir le désert avec nous — pour les générations à venir.