Bien au-delà d'un simple accord nucléaire

Ce n'est pas seulement d'un nouvel accord nucléaire qu'il s'agit. Le président Trump rêve, anticipe et médite désormais un plan visant à établir des relations diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran. Selon les évaluations qui circulent ces derniers jours parmi les analystes influents de Washington — connus pour leurs liens étroits avec l'entourage du président —, après la signature d'un nouvel accord nucléaire, Trump entend promouvoir des initiatives destinées à faire de l'Iran un État reconnu, intégré dans la communauté internationale et placé sous influence américaine.

"Trump rêve d'une visite officielle à Téhéran"

« Je vais vous confier un secret », m'a déclaré hier soir un analyste chevronné de Washington. « Le président Trump rêve d'une visite officielle à Téhéran. Pas demain, ni après-demain. Dans trois ou quatre mois. Le président veut faire de l'Iran le tremplin vers l'obtention du prix Nobel de la paix. »

« Je vais vous confier un secret », m'a déclaré hier soir un analyste chevronné de Washington. « Le président Trump rêve d'une visite officielle à Téhéran. Pas demain, ni après-demain. Dans trois ou quatre mois. Le président veut faire de l'Iran le tremplin vers l'obtention du prix Nobel de la paix. »

Un diplomate occidental, vétéran de l'ONU et reconnu comme expert des questions moyen-orientales, invité à réagir à cette évaluation, a déclaré : « Certes, cela paraît excessif. Mais l'hypothèse d'une visite de Trump à Téhéran n'est pas une chimère. Elle pourrait tout à fait se concrétiser. Je souscris à l'idée que le président Trump verrait dans ses efforts pour normaliser l'Iran une raison prometteuse de prétendre au prix Nobel de la paix. »

Iran contre Israël : qui joue mieux la carte Trump ?

Parmi les analystes influents de Washington, des échanges se multiplient ces derniers temps autour de comparaisons — ou plus précisément des différences — entre Israël et l'Iran dans leurs relations respectives avec le président Trump. Les conclusions qui ressortent de ces conversations ne sont guère flatteuses pour Israël, et c'est un euphémisme.

Nul ne conteste qu'Israël ait durement frappé, endommagé et humilié l'Iran lors des frappes aériennes menées conjointement avec les États-Unis. Mais sur le plan politique et diplomatique, soulignent les analystes, les Iraniens se sont révélés plus habiles qu'Israël dans leur rapport au président Trump.

« Les hauts responsables de Téhéran estiment que le président Trump souhaite des relations normales, pour la simple raison qu'une telle issue mettrait fin à la guerre et restaurerait son standing dans la politique américaine et sur la scène mondiale. »

« Les hauts responsables de Téhéran estiment que le président Trump souhaite des relations normales, pour la simple raison qu'une telle issue mettrait fin à la guerre et restaurerait son standing dans la politique américaine et sur la scène mondiale. »

Nétanyahou accusé d'aveuglement politique

En revanche, « en Israël, le Premier ministre Benyamin Nétanyahou ignore de façon étrange et incompréhensible la position fragilisée et de plus en plus précaire du président Trump en Amérique, et s'accroche au président de manière obsessionnelle ».

Un analyste chevronné de Washington, pourtant connu pour sa sympathie envers Israël, ne cachait pas son irritation lors d'un entretien : « Israël, qui a bombardé l'Iran et détruit des installations stratégiques, fait preuve de déférence et de soumission envers un président Trump qui, de son côté, fait avancer un nouvel accord nucléaire avec l'Iran. »