Les Iraniens se voient offrir la possibilité de prolonger cette période de 60 jours supplémentaires. En échange, ils obtiennent la tranquillité, l'ouverture du détroit d'Ormuz sous supervision américaine — ce qui, à mes yeux, n'est qu'un beau nom pour désigner du vent — et surtout 25 milliards de dollars issus de fonds gelés. Leur seul engagement ? S'asseoir à la table et parler du nucléaire.

Pas un mot sur les missiles balistiques. Pas un mot sur le financement des organisations proxies. Certains sites évoquent le Liban en lien avec l'accord, mais sans qu'il soit question d'un retrait complet. Autrement dit, Tsahal continue d'opérer dans le sud du Liban contre l'organisation terroriste meurtrière du Hezbollah, conformément à l'accord annoncé par le Département d'État américain il y a environ deux semaines.

En résumé, tout ceci ressemble fort à un nouvel épisode d'une interminable telenovela. Les Iraniens mènent le président Trump en bateau. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou, à ce stade, ne s'oppose pas ouvertement à son ami Trump — mais en Israël, on est très loin d'apprécier la tournure des événements, et c'est un euphémisme.