L'Iran a tiré sa salve, puis s'est adressé directement aux citoyens israéliens
L'Iran a lui aussi effectué sa salve de tirs, puis a annoncé directement aux citoyens israéliens qu'il cessait de tirer. La question qui se pose désormais est la suivante : qui les citoyens israéliens sont-ils censés croire — l'ennemi militairement vaincu, prêt à mourir pour ses convictions, ou celui à qui vous n'auriez même pas acheté une voiture neuve ?
Et sur quelle organisation peut-on compter : la bande gouvernementale qui s'est échappée du nid de coucou, a pris le contrôle de la direction, des médecins, et distribue le Cipralex du placard à pharmacie à tous les nécessiteux du quartier — ou Tsahal, qui mène des guerres vaines mais envoie en réalité le signal qu'il lui faut cesser de sacrifier des soldats ?
Le fossé entre la narration officielle et la réalité du terrain n'a jamais été aussi abyssal. Entre un gouvernement qui vend la victoire et une armée qui comptabilise ses pertes, les citoyens israéliens se retrouvent pris en étau entre deux récits irréconciliables.
Le fossé entre la narration officielle et la réalité du terrain n'a jamais été aussi abyssal. Entre un gouvernement qui vend la victoire et une armée qui comptabilise ses pertes, les citoyens israéliens se retrouvent pris en étau entre deux récits irréconciliables.
Trump, Netanyahou et l'équation iranienne
Un éventuel accord américano-iranien constitue la véritable ligne de fracture entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Si Washington venait à normaliser ses relations avec Téhéran — ou à conclure un accord sur le nucléaire —, c'est toute l'architecture de la relation privilégiée entre les deux hommes qui s'effondrerait. Un fossé que aucune rhétorique, aussi habile soit-elle, ne pourrait combler.
Le gouvernement israélien, lui, continue de vendre une image de triomphe : le Mossad cité en gloire, les opérations présentées comme autant de succès retentissants, et la guerre au Liban justifiée comme une nécessité stratégique. Mais derrière ce vernis de victoire, les fissures s'élargissent.
Le vrai test ne sera pas militaire. Il sera diplomatique. Et sur ce terrain-là, Netanyahou joue une partie dont il ne maîtrise plus toutes les règles.