Ils récitent : « Et Tu feras germer promptement le rameau de David, Ton serviteur. » Ils demandent la rédemption. Ils demandent le Messie. Alors, Asa Kasher, qu'est-ce qui vous effraie exactement dans un patch ? Si cette foi existe dans les cœurs, si elle existe dans la prière, si elle existe à la synagogue, et si elle se trouve dans le livre de prières rangé dans le sac du combattant — qu'est-ce qui change précisément à cause d'un morceau de tissu sur l'épaule ? Où voulez-vous la refouler ? Comment comptez-vous l'éteindre ?

On peut retirer un patch. Mais on ne peut pas retirer une foi. On peut interdire un symbole. On ne peut pas enterrer une idée. Au cœur de Gaza, durant la guerre Épées de Fer, le livre qui a été imprimé à l'intention des soldats était le Tanya. Pas un livre de philosophie laïque, pas un ouvrage post-moderne. Un livre juif. Un livre de hassidisme qui parle d'âme, de mission et de rédemption.

C'est ce que les soldats ont demandé à lire. Ce qui m'amène à poser une question bien plus fondamentale : pourquoi le pluralisme s'arrête-t-il toujours dès qu'il rencontre le judaïsme ? Pourquoi toute identité mérite-t-elle le respect, sauf l'identité juive ? Pourquoi toute croyance bénéficie-t-elle d'une protection ? Pourquoi toute racine culturelle est-elle considérée comme un patrimoine ?

Mais dès qu'un Juif se connecte à la Bible hébraïque, à la tradition, à la prière et à l'idée de rédemption — malheur à lui. Pourquoi la diversité est-elle une valeur si importante, un signe de progrès, mais uniquement jusqu'à ce qu'elle rencontre le judaïsme ? Il semblerait que le débat ne porte pas du tout sur un patch. Mais sur la question de savoir si un soldat juif a le droit d'être Juif, même en uniforme.

Si vous interrogez nos combattants, la réponse est déjà claire. Avec ou sans patch. Avec ou sans articles de presse. Avec ou sans autorisation. Ils continueront à prier pour la venue du Messie. Ils continueront à croire. Et ils continueront à se battre pour l'État juif.

Si vous interrogez nos combattants, la réponse est déjà claire. Avec ou sans patch. Avec ou sans articles de presse. Avec ou sans autorisation. Ils continueront à prier pour la venue du Messie. Ils continueront à croire. Et ils continueront à se battre pour l'État juif.

Hier, nous avons appris que le soldat qui avait été retiré de son unité samedi en raison de son patch messianique avait été écarté du combat. Mais cette mélodie-là, on ne peut pas l'arrêter.