L'objectif affiché est le désarmement du Hezbollah sur l'ensemble du territoire libanais, le cessez-le-feu étant conditionné à l'évacuation préalable des combattants du Hezbollah de toute la zone au sud du Litani, ainsi qu'à la création d'une zone démilitarisée. En parallèle, Tsahal maintiendra pour l'instant ses tirs et ses opérations sur le terrain.

La zone concernée correspond à la ceinture de sécurité au Liban jusqu'à la Ligne bleue, incluant le secteur du Beaufort, sans retour de la population civile. Cela s'accompagne de la poursuite du démantèlement des infrastructures terroristes sur place, ainsi que d'une liberté d'action accordée à Israël — avec le soutien américain — pour frapper Beyrouth en réponse à des tirs vers des localités et le territoire israélien.

Si cela se concrétise, Tsahal ne se retirera pas et le Liban acceptera la présence israélienne sur son sol. Le Hezbollah, bien entendu, ne l'acceptera pas — ce qui rend la probabilité d'une mise en œuvre intégrale de ce processus très faible. Pour autant, cet accord laisse à Israël sa liberté d'action dans les zones où elle opère actuellement.

Toutes les parties déclarent que si ce processus arrive à son terme et aboutit au désarmement du Hezbollah, Israël et le Liban progresseront vers un accord interétatique fondé sur les Accords d'Abraham, voire vers un traité de paix complet entre les deux pays.

En résumé, il s'agit d'un bon accord dans la mesure où l'État libanais accepte notre présence et l'aplatissement du sud du Liban jusqu'à la ligne du Litani. La probabilité que le Hezbollah se désarme est, selon moi, très faible — notre mission est donc de créer une zone tampon sécurisée de la frontière jusqu'au Litani, sans que la population libanaise ne rentre chez elle.

En résumé, il s'agit d'un bon accord dans la mesure où l'État libanais accepte notre présence et l'aplatissement du sud du Liban jusqu'à la ligne du Litani. La probabilité que le Hezbollah se désarme est, selon moi, très faible — notre mission est donc de créer une zone tampon sécurisée de la frontière jusqu'au Litani, sans que la population libanaise ne rentre chez elle.

Le Hezbollah continuera à tirer, continuera à tenter de frapper nos forces, et nous devrons trouver le moment opportun pour frapper à nouveau ses bastions au cœur du Liban.

Il faut désormais observer comment cela va affecter le Liban de l'intérieur, car le Hezbollah ne restera pas les bras croisés à nous regarder le désarmer — d'autant plus avec le tampon officiel de l'État libanais.