L'opération au Liban ne fait qu'accroître la mise contre le Hezbollah, et l'échelon politique entraîne Tsahal vers le même lourd tribut payé il y a des décennies.

« L'affaire du camp de Sde Teiman est une grave mise en cause calomnieuse contre l'unité 100 et les vaillants combattants de Tsahal, qui œuvrent jour et nuit à la défense de l'État d'Israël face à un ennemi impitoyable. Celle qui a choisi de prendre part à une démarche ayant nui à nos combattants et à leur réputation a trahi la confiance qui lui avait été accordée dans le cadre de sa fonction la plus sensible au sein de l'appareil militaire. Dès hier, je me suis adressé à la conseillère juridique du gouvernement en exigeant d'accélérer d'urgence les procédures judiciaires à l'encontre de l'ancienne procureure militaire, afin d'obtenir la révocation de ses grades et son incarcération pour de longues années en raison des actes graves qu'elle a commis. On ne peut pas passer à l'ordre du jour face à des actes graves qui ont porté atteinte aux combattants de Tsahal, à l'appareil de sécurité et à la confiance de l'ensemble du public », a déclaré le ministre Katz dans un communiqué.

« L'affaire du camp de Sde Teiman est une grave mise en cause calomnieuse contre l'unité 100 et les vaillants combattants de Tsahal, qui œuvrent jour et nuit à la défense de l'État d'Israël face à un ennemi impitoyable. Celle qui a choisi de prendre part à une démarche ayant nui à nos combattants et à leur réputation a trahi la confiance qui lui avait été accordée dans le cadre de sa fonction la plus sensible au sein de l'appareil militaire. Dès hier, je me suis adressé à la conseillère juridique du gouvernement en exigeant d'accélérer d'urgence les procédures judiciaires à l'encontre de l'ancienne procureure militaire, afin d'obtenir la révocation de ses grades et son incarcération pour de longues années en raison des actes graves qu'elle a commis. On ne peut pas passer à l'ordre du jour face à des actes graves qui ont porté atteinte aux combattants de Tsahal, à l'appareil de sécurité et à la confiance de l'ensemble du public », a déclaré le ministre Katz dans un communiqué.

L'opération au Liban — rien de plus qu'un pari de casino

L'opération d'hier au Liban ressemble à un joueur de casino qui, à chaque tour de roulette, perd ses liquidités, et dont la seule réaction est d'augmenter la mise pour le prochain tour.

L'opération aérienne était extrêmement limitée. Tsahal n'a pas frappé Beyrouth, mais seulement de façon restreinte Tyr, Nabatiyeh, Sidon et la plaine de la Bekaa. Tsahal a éliminé quelques hauts responsables du Hezbollah, mais il s'agissait d'une frappe mesurée et circonscrite.

L'opération terrestre, c'est une tout autre histoire. Tsahal progresse avec la 36e division pour s'emparer de positions dominantes au-delà de la ligne bleue. L'objectif est d'empêcher tactiquement le Hezbollah de procéder à des tirs de drones en direction des localités du Nord. Sauf que cette opération terrestre ne constitue pas un changement de réalité stratégique. Elle ne désarmera pas le Hezbollah. Elle n'affaiblira pas davantage l'organisation. Il s'agit simplement d'élargir le champ de tir des canards, rien de plus. Les positions que Tsahal occupe désormais faisaient autrefois partie de la zone de sécurité, et Israël a alors payé un lourd tribut en vies humaines.

Israël agit pour l'instant avec ses tripes et non avec sa tête. Les critiques publiques sur la pression militaire ont conduit l'échelon politique à pousser cette opération, qui ne répond à aucune finalité stratégique à l'heure actuelle. L'opération que Tsahal devrait mener est simple : frapper le centre de gravité du Hezbollah — éliminer le chef de l'organisation et l'ensemble de sa direction, frapper les quartiers généraux et l'appareil de l'organisation partout au Liban. C'est précisément ce que l'échelon politique refuse d'autoriser. Pour l'instant, il n'autorise qu'à augmenter la mise sur la terre maudite du Liban.