Ainsi se crée une situation absurde : d'un côté, on présente au public un discours guerrier du type « on frappera au Liban », et de l'autre, les décideurs savent très bien qu'il existe une limite à ce qui peut être fait sans le feu vert de Washington. L'écart entre la rhétorique et la réalité ne fait qu'approfondir le sentiment de défiance.
Il est peut-être temps d'admettre une vérité désagréable : toutes les menaces ne se règlent pas par des bombardements, et toutes les humiliations ne se guérissent pas par davantage de force. Parfois, la véritable puissance se mesure précisément à la capacité de se libérer des clichés, de comprendre que la guerre a changé — et de cesser de se comporter comme si chaque problème était un clou attendant son marteau.