La guerre actuelle a provoqué l'effondrement total de trois narratifs centraux portés par la gauche israélienne. Le premier est le narratif d'Oslo, issu de l'école de pensée de Yitzhak Rabin. Israël se libère progressivement des chaînes de ces accords, comme nous l'avons vu avec l'annulation de l'accord d'Hébron — une initiative du ministre Smotrich comportant des amendements nécessaires. Le passage de la dépendance envers des documents et des garanties internationales à un contrôle sécuritaire autonome constitue la correction historique qui s'opère désormais sous nos yeux.
Le deuxième narratif effondré est celui d'Ariel Sharon et du désengagement de la bande de Gaza. La conception selon laquelle un retrait du territoire nous apporterait calme et sécurité a volé en éclats au matin du 7 octobre. Aujourd'hui, Israël écrit une nouvelle histoire sur le terrain, contrôlant 70 % de la bande de Gaza.
Le troisième narratif qui a cédé sa place est l'héritage du retrait du Liban d'Ehoud Barak en l'an 2000. Aujourd'hui, Israël est présent profondément au Liban, agissant de manière claire et déterminée pour neutraliser les menaces en territoire ennemi et non plus à la frontière.
Parallèlement à l'effondrement de ces narratifs, nous recevons une confirmation internationale de la position historique d'Israël face à l'Iran. Les propos du président Trump confirment tout ce que Benyamin Netanyahou a soutenu pendant des années : l'Iran était à portée de main d'une bombe atomique, et sans le courage de Netanyahou de tenir ferme — tel un lion rugissant — tout le Moyen-Orient aurait un visage différent. Trump a confirmé que la menace iranienne ne visait pas seulement Israël, mais également l'ensemble des États du Golfe, ce qui prouve la justesse de la voie diplomatique empruntée.
La réalité complexe dans laquelle nous vivons aujourd'hui est une réalité de puissance, et non de faiblesse. Les gens ont tendance à oublier où nous en étions au matin du 7 octobre, mais une comparaison entre alors et aujourd'hui montre que la situation est incomparablement meilleure. Israël opère aujourd'hui en profondeur en Iran, en profondeur au Liban et à l'intérieur de Gaza, et se trouve aujourd'hui dans une position stratégique solide qui lui permet d'affronter ces menaces et de les résoudre.
Nous sommes témoins de miracles qui se révèlent devant nous et d'une histoire qui se réécrit chaque jour. L'État des Juifs a toujours vécu dans une réalité complexe, mais aujourd'hui cette complexité est gérée à partir d'une vision de souveraineté, d'initiative et de décision, et non de retraits et de concessions. Les trois narratifs de la gauche — Oslo, Gaza et Liban — ont été effacés de la carte politique, et à leur place émerge un Israël fort, déterminé et proactif, qui agit sur tous les fronts pour garantir son avenir et sa sécurité pour les générations à venir.