Il faut le dire clairement. Alon a pris ses fonctions à la tête du commandement des prisonniers et des disparus avec une riche expérience militaire, mais sans aucune compétence particulière en matière de négociation. S'il avait eu l'intégrité professionnelle requise, il aurait révélé qui se trouvait derrière les fuites sensibles émanant de l'équipe de négociation.

S'il avait eu de la compassion, il n'aurait pas osé — comme cela lui est reproché — diffuser des informations ayant eu un impact direct sur la situation des otages. Et si la cohorte de journalistes qui a relayé ses propos avec enthousiasme avait eu le sens de l'équité, elle lui aurait posé une question simple :

Ces fuites sont-elles celles qui ont prolongé la durée des négociations — et mis en danger la vie des otages ?

Ces fuites sont-elles celles qui ont prolongé la durée des négociations — et mis en danger la vie des otages ?

En tant que citoyens, nous n'avons pas accès à ce qui se dit dans les salles fermées. Mais nous savons qu'au Moyen-Orient, toute capitulation est perçue comme une faiblesse et engendre, à long terme, davantage de pertes.

L'alternative de la reddition qu'a présentée Alon n'a résisté à aucun test historique dans les guerres menées contre nos ennemis. Au contraire, nous avons vu la leçon qu'a tirée Sinwar à la suite du marché Shalit.

Une commission d'enquête s'impose

En conclusion de ses propos, Alon a appelé à examiner la question des otages dans le cadre d'une commission d'enquête d'État. Depuis notre plateau, nous appelons à notre tour à ce qu'une commission d'enquête nationale examine si le général de réserve Nitzan Alon a utilisé son grade pour s'opposer au pouvoir politique pour des raisons partisanes — et si ce faisant, il a mis en danger la vie des combattants et des otages.