De nouvelles règles du jeu se dessinent
L'accord en gestation entre les États-Unis et l'Iran, précédé par les échanges de coups entre les deux pays d'une part, et entre Israël et l'Iran d'autre part, s'inscrit dans un cadre de nouvelles règles du jeu que chaque partie cherche à façonner : les États-Unis répondront à toute tentative de nuire à leurs forces. L'Iran répliquera à toute attaque menée contre lui, y compris en représailles indirectes.
La clé pour briser ces équations réside dans leur reformulation, afin d'éviter que ces nouvelles règles ne se figent dans le marbre. À cette fin, Israël doit convaincre Trump que les restrictions imposées à sa liberté d'action nuisent à la sécurité de l'État et à son positionnement stratégique. Qui plus est, ces contraintes compliquent également la tâche de Trump lui-même dans sa quête d'un bon accord, car elles incitent l'Iran à pousser le bouchon toujours plus loin.
Un calendrier américain chargé qui paralyse toute inflexion
Il est difficile d'imaginer Trump modifier substantiellement son comportement dans les prochains mois, compte tenu de la Coupe du monde, des célébrations de son 80e anniversaire et du 250e anniversaire de l'indépendance américaine, puis de la période électorale des midterms en novembre. Dans ce contexte, et tant qu'aucun revirement ne s'opère dans la position du président, il semble que, parmi les différentes options sur la table, le scénario privilégié par Israël demeure la poursuite du blocus économique américain. Et ce, au regard des dommages considérables infligés à l'Iran, malgré le fait que dans ce scénario, Téhéran continue de reconstituer ses capacités.