Unité ou effacement du choix démocratique ?

Il n'est personne qui ne désire l'unité. Nous voulons tous davantage de consensus et moins de division. Le peuple d'Israël a besoin de solidarité mutuelle, de responsabilité et de la capacité de travailler ensemble. Mais il existe une différence fondamentale entre l'unité nationale et l'effacement de la décision démocratique.

Lorsque le public israélien vote, élection après élection, pour le bloc de droite, il ne demande pas un énième gouvernement de compromis. Il demande un changement. Il demande une correction. Il demande la mise en œuvre de la politique pour laquelle il a voté.

Les sujets essentiels sacrifiés sur l'autel du consensus

La signification d'un « gouvernement de larges consensus » est presque toujours la même : les sujets les plus importants resteront hors du champ des accords. La réforme judiciaire et l'affranchissement du public de la tutelle de la Cour suprême ? Bloquées par Eisenkot. Le renforcement de l'identité juive de l'État ? Entravé par Lieberman. La loi sur le recrutement militaire ? Rédigée à l'image et à la ressemblance de Yaïr Lapid. Chaque sujet sur lequel a voté la majorité nationale deviendra un sujet contesté, bloqué ou à nouveau infléchi au profit de la gauche, de la Cour suprême et des médias militants.

C'est ainsi que cela s'est produit, encore et encore. Au nom de la « responsabilité d'État » et au nom du « consensus », la volonté de la majorité a été mise de côté, tandis que les centres de pouvoir non élus par les urnes continuent de dicter les règles du jeu.

L'unité ne peut être un prétexte à l'annulation du vote

Précisément celui qui croit en une unité véritable doit comprendre : l'unité ne peut être un mot de code pour annuler le verdict des électeurs.

On ne peut pas demander à la droite de remporter les élections, puis de renoncer à toutes les raisons pour lesquelles elle a gagné.

Si nous voulons réellement réconcilier les fractures au sein du pays, la voie n'est pas dans le gel des désaccords, mais dans la correction des distorsions qui les ont engendrés. En premier lieu, le rétablissement de l'équilibre entre les pouvoirs de l'État, le renforcement du statut de la Knesset et la restauration de la confiance du public dans le système.

Consolider le bloc de droite sans renoncer aux principes

La mission du camp national n'est donc pas de s'élargir par des concessions sur ses principes, mais de se renforcer de l'intérieur. Il s'agit de consolider le bloc de droite, d'accroître la force des partis engagés dans cette voie, et de garantir que la volonté de la majorité ne se transforme pas une nouvelle fois en un simple document d'entente qui restera au fond d'un tiroir.

Car la démocratie ne se mesure pas seulement le jour des élections — et la droite des valeurs ne peut plus se permettre de céder. Nous serons présents. Nous renforcerons le bloc de droite et nous préserverons ses principes et ses valeurs.