Un discours contre le communisme, au lieu d'un hommage aux pères fondateurs

Au lieu de profiter de sa présence dans le site touristique le plus emblématique d'Amérique pour prononcer un discours célébrant la grandeur et les mérites des quatre présidents immortalisés dans la roche, Donald Trump a choisi de s'exprimer contre et à charge du communisme. Un commentateur d'une chaîne de télévision locale s'est moqué de ce discours : « Trump a parlé contre le communisme comme un médecin qui parlerait contre la poliomyélite. »

New York en fête malgré une chaleur écrasante

À New York, Philadelphie, Washington et Boston, les températures ont dépassé les cent degrés Fahrenheit, soit près de 40 degrés Celsius. La vérité est que cette chaleur terrible n'a pas vraiment perturbé les célébrations du 250e anniversaire de l'indépendance à New York, qui s'est surpassée. La nuit dernière, quelque 50 000 feux d'artifice ont été tirés dans le ciel de la ville — un record absolu. Plus de 200 navires et embarcations en provenance d'une vingtaine de pays étrangers ont participé cette année à une gigantesque parade nautique sur le fleuve Hudson, en signe de solidarité avec les citoyens américains.

Le Jour de l'indépendance, ce 250e anniversaire, a été célébré en grande pompe dans des programmes spéciaux sur les chaînes de télévision, avec une ampleur bien plus marquée que dans la presse écrite. Les articles ont surtout pointé et analysé les problèmes, les crises et les difficultés apparus ces dernières années, qui pèsent lourdement sur la grande majorité de la population. On a pu constater que les commentateurs et experts évitaient soigneusement de désigner le président Trump comme responsable des problèmes les plus pressants : la flambée du coût de la vie, le niveau élevé du chômage, les difficultés du système de santé, ainsi que la fracture et les relations d'hostilité entre représentants des deux grands partis.

Une critique voilée, mais lisible entre les lignes

En lisant entre les lignes, à travers des formulations à demi-mots, il est apparu clairement que la majorité des commentateurs considèrent le président Trump comme le principal responsable, notamment celui qui a abandonné les dossiers intérieurs ou ne s'en occupe pas, des dossiers qui affectent le quotidien de millions de citoyens. Des commentateurs chevronnés et expérimentés ont pointé avec inquiétude le phénomène des magnats et milliardaires qui ont récemment acquis les principaux médias et pris le contrôle de chaînes de télévision.