En toile de fond, il faut le dire explicitement
À ce stade, et malgré la posture de puissance que le régime des ayatollahs tente de projeter à travers ses déclarations belliqueuses, Téhéran est au bord de la faillite totale — au point d'être incapable de verser les salaires courants dans le secteur public iranien (des enseignants et médecins jusqu'aux personnels de terrain de l'armée régulière). Sans injection d'oxygène, il est probable que le régime soit confronté à une agitation intérieure susceptible de menacer très sérieusement sa stabilité.
L'axe des « Frères musulmans » et la lutte pour la région
Alors que l'Arabie saoudite, l'Égypte et les Émirats arabes unis ont mis les Frères musulmans hors-la-loi, le Qatar et la Turquie accordent à ce mouvement financement et tribune médiatique. Cette alliance s'est consolidée en un bloc d'États constituant un contrepoids explicite au « nouvel ordre régional ».
Le drame diplomatique : la médiatrice qui finance aussi (le modèle Gaza en Iran)
Pendant des années, le Qatar a joui d'une immunité. Il hébergeait la plus grande base aérienne américaine au Moyen-Orient, finançait le Hamas et jouait simultanément le rôle de médiateur officiel auquel tout le monde rendait visite. Tous coopéraient avec ce mécanisme et accordaient une légitimité au double discours qatari. Mais les circonstances ont changé, et des mécanismes qui fonctionnaient par le passé ne sont plus acceptables.
Israël doit changer les règles du jeu
Précisément maintenant, au cœur du remodelage régional en cours, Israël doit modifier les règles du jeu et exiger que le Qatar commence à payer le prix de son double discours.
Le Qatar agit sous le radar : il fait respirer le régime des ayatollahs tout en récoltant le dividende de son partenariat stratégique avec Washington. Cette équation ne peut plus durer.