En Israël, les Démocrates comme fer de lance de cette tendance
En Israël, la force politique la plus proche de cette orientation est le parti des Démocrates, dont la distance avec le mouvement de Ben Gourion — et même celui de Rabin — est aussi grande que celle qui sépare leur nom de parti de leur nature réelle. Les Démocrates ne représentent certes pas l'ensemble de la gauche israélienne, mais dans une configuration parlementaire donnée, leur influence pourrait s'avérer dévastatrice pour l'économie et pour la démocratie en général, et risque de faire reculer Israël — et son économie en particulier — de nombreuses années.
Un populisme de gauche teinté d'antisémitisme en Occident
Dans plusieurs pays occidentaux, tels que la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis, le populisme de gauche se manifeste également par un antisémitisme et une haine virulente d'Israël, exacerbés par la guerre à Gaza. Celle-ci est devenue pour eux une boussole idéologique générale, comme nous l'avons récemment constaté lors des primaires du Parti démocrate à New York et sur d'autres scènes politiques. L'hebdomadaire libéral The Economist a mis en garde, dans un article consacré au populisme de gauche, contre le risque que ce courant ne s'infiltre dans la conscience de la gauche démocratique et du centre-gauche.
Les leçons oubliées de l'histoire
Ce qui est à la fois ironique et tragique dans cette affaire, c'est que tout cela a déjà été expérimenté par le passé — et a échoué, se transformant en désastre sur les plans économique, social et au regard des critères fondamentaux de justice et d'égalité. Cela s'est produit en Union soviétique et dans le bloc communiste, mais aussi dans l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste, puis plus tard dans l'Argentine de Perón. Il convient de rappeler que le nazisme était une contraction forgée à partir des mots nationalisme et socialisme, et que Mussolini avait entamé sa carrière politique au sein du Parti socialiste italien.
Les implications pour les Juifs américains
Aux États-Unis, certains ajoutent à la définition de l'identité nationale les termes « chrétienne » et même « blanche », bien que JD Vance lui-même ne partage pas cette position et ne soit ni raciste ni antisémite. Il est néanmoins raisonnable de supposer que les Juifs américains qui ont les yeux ouverts ne sont pas insensibles aux conséquences possibles de cette tendance sur l'avenir juif aux États-Unis.