Arik Shtilman brise le silence
Arik Shtilman s'est exprimé mercredi soir sur l'antenne de l'émission sportive de 103FM, apportant un éclairage inédit sur la décision dramatique de la famille Recanati de racheter les parts de la famille Federman — une opération qui l'a évincé du Maccabi Tel-Aviv après moins de deux mois.
« J'étais impliqué depuis un mois et demi, j'étais actif, je participais à toutes les réunions et je faisais partie intégrante de la construction de l'effectif et des opérations commerciales pour la saison prochaine. »
Il a poursuivi : « Hier, nous savions que quelque chose allait se passer. Il y avait une probabilité raisonnable que la famille Recanati ou l'un des autres actionnaires exerce son droit de préemption. Nous ne pensions pas que ce risque était très élevé. C'était une surprise, mais pas une surprise fracassante. »
« Je ne suis pas blessé — c'est leur droit »
Interrogé sur son ressenti personnel, le PDG et fondateur de la société Rapyd a répondu avec franchise :
« Je ne suis pas du tout blessé — c'est leur droit commercial d'effectuer ce mouvement, il est totalement légitime. Je ne pense pas que ce soit la meilleure décision de leur côté, mais peut-être ont-ils une autre perspective. Attendons de voir si l'opération se concrétise ; selon moi, tout cela n'en est qu'au début, pas à la fin. »
Le budget du Maccabi sera-t-il maintenu ?
Sur la question du budget des Jaunes pour la saison à venir, Shtilman s'est voulu rassurant :
« Il y a un nouveau budget qui a été approuvé il y a un mois et demi lors du premier conseil d'administration auquel j'ai participé — ils ont accepté de l'augmenter à peu près au niveau que je demandais, légèrement en dessous. Je crois qu'ils respecteront ce budget car des joueurs ont déjà signé et la construction de l'équipe est en cours. Pour les années suivantes, c'est une question bien plus difficile, car les pertes et les besoins d'investissement au Maccabi sont actuellement très importants. J'espère pour eux qu'ils feront entrer de nouveaux investisseurs, sinon cela sera très lourd pour la famille Recanati et les autres actionnaires. Le Maccabi sera sans aucun doute compétitif, je ne les vois pas revenir en arrière sur le budget approuvé. Ce sera une équipe très forte cette saison. »
Yam Madar n'a toujours pas signé
Concernant Yam Madar, dont la signature se fait encore attendre, Shtilman livre son analyse :
« Il n'y a aucune véritable raison à ce retard. À mon avis, le report dans les dernières phases était aussi lié à la volonté de Recanati de reporter après le mouvement Federman afin de s'attribuer le mérite de l'opération. Dans les grandes lignes, cette transaction aurait dû être bouclée il y a quelques jours. Je ne vois aucun danger pour ce deal. Il se conclura certainement dans les prochains jours. »
« 100 % jeux de pouvoir et d'ego »
Sur les raisons profondes de son éviction, Shtilman ne mâche pas ses mots :
« C'est à 100 % des jeux de pouvoir et d'ego. Il n'y a aucune logique économique ou professionnelle dans un tel mouvement. Ils étaient très à l'aise avec le mode de fonctionnement antérieur — amener des gens temporaires qui servaient de distributeurs automatiques de billets, mettaient de l'argent sans pouvoir influencer ce qui se passait. Quand je suis arrivé il y a deux mois, cette équipe avait besoin d'un défibrillateur — tout y requiert une réanimation et un changement urgent. Il y a des systèmes entiers qui ont été négligés pendant des années. Certaines choses doivent faire un bond rapide de 1985 à 2026. C'est de là que vient ce mouvement, sinon il n'a aucun sens. Mais c'est leur droit. »
Les piques échangées avec Ofer Yanai sur les réseaux sociaux
Sur la polémique avec Ofer Yanai sur les réseaux sociaux, Shtilman se défend :
« Je ne lui ressemble en rien. Il tweete toutes les heures, moi j'ai tweeté quatre fois. Tous mes tweets visaient des objectifs marketing et l'augmentation du trafic sur nos réseaux sociaux. Cette histoire est bonne pour le basketball, pour l'intérêt, pour les médias et pour les supporters. Je ne suis pas un propriétaire de 1985 avec des fax et des communiqués dans les journaux. Il faut passer à un mode de fonctionnement différent. »