« Aucun des empires traditionnels du basket européen ne parvient plus à suivre le rythme »

« Aucun des empires traditionnels du basket européen ne parvient plus à suivre le rythme, du moins pas avec la même intensité », écrit le média grec SDNA. « D'un côté, Dubai BC ; de l'autre, Ofer Yanai et le Hapoel Tel-Aviv avec leurs budgets délirants. Villeurbanne a également fait un bond considérable. C'est presque une évolution naturelle du sport : les anciens reculent, les nouvelles puissances entrent en scène avec toute leur force. Sauf qu'alors arrive le club qui continue à redéfinir le basket européen et appuie sur le bouton "stop". Le Panou n'a pas seulement renforcé significativement chaque poste ces dernières semaines, il a également réussi avec une relative facilité ce dont d'autres rêvaient depuis des années — et dont ils ne sont finalement même pas parvenus à s'approcher. »

Selon la même chronique : « Dans le cas de Gershon Yabusele, le Hapoel Tel-Aviv aurait pu lui offrir plus d'argent et même plus d'actions que celles proposées à Vasilije Micić. Le Real Madrid non plus n'aurait pas été indifférent à son ancien joueur, et les offres qui lui ont été soumises étaient colossales. Mais un matin, tout le monde a appris qu'il avait signé pour trois ans au Panathinaïkos… Exactement la même chose s'était produite quelques mois plus tôt avec Nigel Hayes-Davis. À l'époque, le Hapoel Tel-Aviv était prêt à débourser des sommes astronomiques, Fenerbahçe avait tenté de le retenir — et finalement, lui aussi avait choisi le Panathinaïkos. »

« La démonstration de force du Panathinaïkos est sans précédent dans le basket européen. Les joueurs que toute l'EuroLeague pourchassait et pour lesquels on était prêt à ouvrir les carnets de chèques se sont finalement tous retrouvés en vert. Et beaucoup sont convaincus que si la question de l'entraîneur avait été réglée plus tôt, Jean Montero aurait lui aussi rejoint le club. »

Un budget historique de plus de 60 millions d'euros

C'est ainsi que Dimitris Giannakopoulos a constitué un effectif sans précédent, avec trois contrats dépassant les quatre millions d'euros par saison : Kendrick Nunn (4,5 M€/saison), Nigel Hayes-Davis (4,5 M€/saison) et Gershon Yabusele (4 M€/saison), voire quatre en incluant Obradović (4 M€/saison). « À une époque où les budgets ne cessent de gonfler et où de nouvelles puissances tentent de s'acheter un statut, le Panathinaïkos demeure le point de référence du basket européen. Il parvient à recruter presque chaque joueur dont n'importe quelle autre équipe ne pourrait que rêver. »

Le quotidien grec Gazeta affirme que le budget du Panou sera sans précédent et franchira la barre des 60 millions d'euros — un record absolu en Europe. Le club a versé une clause libératoire de 1,5 M€ à Valence pour Bađa, 700 000 € au Partizan Belgrade pour Bonga, et 650 000 € au Real Madrid pour Yabusele. Fall, quant à lui, est arrivé pour occuper le poste de troisième pivot contre un contrat de 1,6 M€ par saison. Et si cela ne suffisait pas, les assistants d'Obradović percevront ensemble un million d'euros la saison prochaine.

Les plus hauts salaires au Panathinaïkos