Les discussions qui se sont tenues hier sous l'égide du sous-secrétaire américain à la Défense étaient les premières à réunir des représentants de Tsahal et de l'armée libanaise. Les Libanais ont exigé des clarifications concernant les termes qu'Israël revendique : « liberté d'action pour l'élimination d'une menace immédiate », « danger imminent », et plus généralement « qu'est-ce qu'une menace ». La demande est légitime, mais en pratique, elle ressemble à une tentative libanaise d'entraver les mains de Tsahal pour le lendemain.

L'état réel du Hezbollah

Ses combattants ne perçoivent plus leur salaire de manière régulière. Là où le Hezbollah savait autrefois compenser et soutenir ses membres, les familles des combattants sont aujourd'hui éparpillées dans des camps provisoires et des écoles, souffrant d'un isolement social croissant, en raison de ce qui est perçu comme une guerre menée au profit de l'Iran.

L'armée libanaise

[Développement du rôle de l'armée libanaise dans le contexte de l'après-accord]

Que doit faire Israël ?

Le tableau décrit ci-dessus recèle de nombreuses opportunités pour Israël, si tant est qu'il souhaite éviter que le prochain accord ne devienne une nouvelle résolution 1701 sans mordant :

Le Liban de mai 2026 est prêt au changement — non par amour d'Israël, mais par un désir désespéré de survie. Si Israël sait appuyer sur les bons points de rupture, en parallèle de l'effort militaire, il sera cette fois possible de façonner une réalité entièrement nouvelle au Nord.