Le président Trump, dans ses efforts inlassables pour mettre fin à une guerre qui n'en finit pas et à un cessez-le-feu qui a déjà cessé, est parvenu à un accord qui restaure de manière concrète et significative le statut politique de l'Iran dans la région, et peut-être aussi sur la scène internationale. Oublions un instant les inquiétudes quant au sort de l'uranium enrichi dissimulé en Iran. Le régime islamiste extrémiste et fanatique de Téhéran a déjà obtenu du président des États-Unis une reconnaissance officielle de son statut.

L'accord — ou plus précisément les négociations menées sous la supervision étroite du président Trump en vue de sa rédaction et de sa conclusion — sera retenu comme un exemple de ce que l'on pourrait appeler une danse des fantômes trumpiste : il sera étudié dans les cours destinés aux attachés des ministères des Affaires étrangères comme illustration, modèle et symbole d'une faillite diplomatique hors du commun ; d'une conduite politique chaotique, embarrassante et confuse de la part du président d'une superpuissance.

L'Iran est considéré sur la scène internationale comme un État paria. Il l'est depuis que des ayatollahs extrémistes et fanatiques s'en sont emparés il y a plus de 40 ans. À Téhéran règne un régime qui présente des caractéristiques fortes et manifestes du nazisme. La plateforme gouvernementale officielle de l'Iran contient un article appelant à rayer Israël de la carte. Les nazis, eux, avaient leur article sur la « solution finale » au peuple juif.

L'accord avec les États-Unis ne conférera ni honneur ni prestige à l'Iran. Il demeurera un État paria et récalcitrant. Le problème, le danger, c'est que cet accord, s'il est signé, accordera au régime iranien un statut politique. Pour un pays d'environ 100 millions d'habitants, c'est un statut de présence, d'influence et d'implication dans une région vouée aux convulsions.

Du point de vue d'Israël, un accord qui confère à l'Iran un statut politique reconnu est un désastre. Paradoxalement, le fait même qu'Israël ait été écarté et tenu à l'écart des contacts menés par les émissaires de Trump avec les hauts responsables de Téhéran joue en sa faveur. Selon des commentateurs, Israël devrait tout simplement ignorer cet accord : agir, réagir et défendre sa sécurité comme s'il n'existait pas.