À chaque carrefour décisionnel, des décisions sécuritaires aux nominations les plus élémentaires, Miara se dresse comme un rempart infranchissable. Elle s'est arrogé un droit de veto qui n'existe dans aucun texte de loi, et a transformé la notion d'« empêchement juridique » en hache politique brandie au-dessus des têtes des ministres. Au lieu d'aider le gouvernement à mettre en œuvre sa politique dans les limites de la loi, elle agit activement pour le faire échouer, semant un chaos gouvernemental qui nuit à la sécurité de l'État et à sa résilience. La gravité de ses actes dépasse largement le cadre d'un simple différend juridique.

Il s'agit d'une atteinte aux fondements mêmes du régime démocratique. Lorsqu'une fonctionnaire non élue œuvre méthodiquement à faire échouer la politique du gouvernement, elle ne protège pas la loi — elle la détruit. C'est un coup d'État silencieux, opéré dans des salles climatisées et par des courriers officiels, mais dont les conséquences sont tout aussi dévastatrices qu'une rébellion ouverte.

En raison de l'immense préjudice causé au tissu gouvernemental d'Israël, Baharav-Miara ne peut se contenter d'une simple démission immédiate. Il convient d'ouvrir une enquête pénale ou une investigation approfondie du Shin Bet examinant les motivations derrière ses décisions, les liens politiques ayant guidé ses avis juridiques, et le soupçon d'exploitation délibérée de sa position pour saper la souveraineté de l'État.

Quiconque porte atteinte au cœur de la démocratie israélienne et tente d'ingéniérer la réalité politique par des instruments juridiques se doit de payer le prix public et légal le plus lourd. Le peuple exige une gouvernance effective, et le premier pas pour la restaurer est d'écarter celle qui a transformé le conseil juridique en outil dictatorial.