Les mêmes avertissements, les mêmes scénarios catastrophe, le même récit bien rodé : les récentes déclarations d'Avigdor Lieberman suscitent une comparaison directe avec les messages qu'il avait diffusés avant les élections de 2021 — et soulèvent des questions sur les motivations qui les animent.
Lieberman ressort le même discours apocalyptique
Interviewé ce week-end, Avigdor Lieberman a déclaré :
« Il est évident que Netanyahu comprend lui-même qu'il va perdre, et il prépare déjà des explications sur les raisons de cette défaite : soit parce qu'on aura 'falsifié', soit parce qu'on aura 'trahi'. Si vous me demandez si un scénario à la Capitol est tout à fait possible ici, oui, il y aura une tentative de perturber le processus électoral et on verra ce qui se passera dans les bureaux de vote. Il y aura des tentatives de perturber les centres identifiés aux partis de l'opposition, de créer des files d'attente et de voler des bulletins. Je connais tous ces stratagèmes, et on y travaille. »
Voilà donc Lieberman dans une posture apocalyptique à l'approche des élections de 2026. Mais regardez ce qu'a exhumé notre journaliste Dvir Loger des archives de Lieberman, à la veille des élections de 2021 :
« Tout ce que nous avons vu au Capitole n'est rien en comparaison de ce que Netanyahu prépare. Il ne fait aucun doute que s'il sent qu'il perd le pouvoir, il y aura ici un recours massif à la violence. Si les résultats ne lui sont pas favorables, il cherchera à les perturber. »
Le même scénario, mot pour mot
Ça vous dit quelque chose ? Les mêmes menaces, les mêmes intimidations — et Lieberman n'hésite pas à les réemployer, bien qu'il soit évident qu'elles n'ont aucun rapport avec la réalité.
Netanyahu a déjà perdu des élections par le passé et a quitté le fauteuil de Premier ministre. Lieberman s'en souvient très bien — mais il se souvient aussi des sondages qui placent Eisenkot bien au-dessus de lui dans les intentions de vote. C'est pourquoi il ressort à nouveau l'accusation : « Ils vont nous voler les élections. »
Qu'est-ce qui pousse le président d'Israël Beitenou à répercuter ce mensonge, alors qu'il est manifestement une pure invention ? Partage-t-il ses pensées les plus intimes ? Ou sommes-nous en plein cœur d'une vieille campagne recyclée, conçue pour jeter le discrédit sur le choix du peuple ?
En tout état de cause, il semblerait que la situation de Lieberman soit à ce point critique qu'il ne se contente plus d'inventer des mensonges — il est désormais contraint de les recycler.