Au cours des deux dernières journées à la commission de la Knesset, nous avons eu un aperçu de ce que devrait être une commission d'enquête nationale sur le 7 octobre : il s'agissait d'un acte d'accusation dramatique, étalé sur des heures, contre les infractions commises par le système judiciaire israélien.
Un système peu habitué à être examiné
Regardez — ils ne sont pas habitués au concept. Le groupe assis face à la députée Gotlib, composé de Gali Baharav-Miara, de ses adjoints et du procureur de l'État Eisman, a essuyé ses attaques pendant des heures. C'est en réalité la première fois qu'ils entendaient l'ensemble des griefs formulés contre eux, face aux caméras.
Voilà à quoi devrait ressembler une commission d'enquête : non seulement des responsables sécuritaires ou des élus soumis à des questions difficiles, mais tout le monde. Et en premier lieu, les acteurs du système judiciaire. Y compris les juges.
La bulle qui éclate
Soudain, nous avons vu la bulle éclater : il y eut quelques moments qui ont illustré avec précision pourquoi il est si important qu'une commission d'enquête se constitue pour enquêter sur tout le monde — sans immunité et sans individus qui s'estiment au-dessus de toute critique.
Notez l'absurdité : la procureure générale s'est rendue à la commission pour empêcher Tali Gotlib d'obtenir l'immunité contre l'acte d'accusation déposé à son encontre. Mais au fil des débats, c'est le système lui-même qui a finalement reçu un acte d'accusation public.
Le public israélien brûle d'entendre, non pas ce qu'a dit Tali Gotlib, mais comment la loi est appliquée en Israël, pourquoi la droite est persécutée, pourquoi les dirigeants du système n'ont pas à rendre de comptes pour leur corruption.
Bien plus qu'un débat sur l'immunité
En définitive, ce débat n'était pas uniquement question d'immunité — il est devenu quelque chose de bien plus grand : celui d'un système judiciaire doté d'un pouvoir immense, habitué à enquêter sur tout le monde, mais peu rompu à l'idée que quelqu'un l'enquête à son tour.
Et un mot encore, à ceux qui parlent du style de Tali Gotlib : cela ne m'intéresse pas, vraiment pas. Pourquoi ? Parce que celui qui peine à répondre aux arguments fuit toujours dans le débat sur le style. Et moi, je ne parle pas de style quand on monte ici des dossiers pénaux de toutes pièces et que l'on pourchasse la droite jusqu'à l'étranglement.