Dans la mesure où les préparatifs pour la reprise du championnat battent leur plein et qu'il est impératif de prendre des décisions rapidement, des accords de plaider-coupable pourraient être proposés dès les prochains jours afin de clore l'affaire. La difficulté à établir une infraction caractérisée n'arrange rien : le chef d'accusation principal ne retient pas l'intention délibérée, mais porte essentiellement sur la tentative et sur le simple fait que des transfusions ont été administrées.
Dans le cadre des investigations menées auprès des membres du club, le soignant ainsi qu'un agent du Magen David Adom (équivalent israélien de la Croix-Rouge) ayant assisté Tibériade lors du processus de transfusion ont été menacés par les enquêteurs d'un signalement à la police et d'une plainte auprès du directeur général du Magen David Adom, au motif qu'ils auraient utilisé du matériel de manière illicite. Il leur a été clairement signifié — et la formule employée fut la suivante : « Sache que Shani est susceptible de s'entretenir avec Zaki Heller » — qu'en cas de coopération, cette menace serait abandonnée.
Il a fallu un certain temps au soignant pour comprendre le fondement de cette mise en cause. Ce n'est qu'après avoir expliqué qu'il n'avait aucun lien avec le matériel en question, et après qu'il fut établi par l'enquêteur que Tibériade avait acquis les transfusions et l'équipement de manière autonome, que celui-ci lui a présenté ses excuses.
Et pendant ce temps, le club de football de Tibériade, lui, continue d'exister. Les dirigeants espèrent que l'affaire sera définitivement close dans les prochains jours, permettant ainsi à l'équipe — qui rentrera jeudi de son stage de préparation — de se concentrer pleinement sur le football et de poursuivre la construction de son effectif en vue d'une saison qui s'annonce particulièrement exigeante.