Au Hapoël Tel-Aviv, on se réveille ce matin (jeudi) dans une situation que personne n'aurait imaginée il y a encore une semaine. Leur star israélienne, Yam Madar, celui qui les a portés tout au long des derniers play-offs, est sur le point de rejoindre le Maccabi Tel-Aviv, sauf retournement de situation de dernière minute de la part du rival citadin.
Tandis que les Rouges ont déjà bouclé la signature de Tamir Blatt pour les prochaines saisons, et que Kadeen Carrington devrait être officiellement présenté après avoir formellement quitté le Hapoël Jérusalem, la situation avec la majorité des joueurs israéliens du club reste profondément préoccupante.
Les deux autres Israéliens de référence des Rouges — Tomer Ginat et Bar Timor — ont tous deux fait savoir qu'ils préféreraient être libérés du club, mais se sont vu opposer un refus catégorique. Le fait qu'ils disposent tous deux de contrats garantis pour la saison prochaine, sans clause de sortie, ne leur laisse que peu de marge de manœuvre. Et à moins d'un changement d'attitude du propriétaire Ofer Yanai, ou de quelqu'un d'autre au sein de la direction, ils resteront au Hapoël.
« Si Carrington, Madar ou Blatt sont au Hapoël, avec déjà neuf ou dix étrangers, ils n'auront tout simplement pas leur place dans l'effectif européen. Ce ne sera pas facile, mais c'est une décision du propriétaire et il faut s'y conformer. »
« Si Carrington, Madar ou Blatt sont au Hapoël, avec déjà neuf ou dix étrangers, ils n'auront tout simplement pas leur place dans l'effectif européen. Ce ne sera pas facile, mais c'est une décision du propriétaire et il faut s'y conformer. »
Dans l'entourage des deux joueurs, on s'interroge ouvertement sur la façon dont leur désir de partir — au point d'être prêts, dans certaines circonstances, à renoncer à une partie de leur salaire pour obtenir leur transfert — pourra se concilier avec la réalité sportive du club. Une source proche du dossier a résumé la situation ainsi.
À ce jour, les autres joueurs israéliens du roster n'ont pas non plus reçu d'autorisation de quitter le club. Il est toutefois possible que, afin de dégraisser un effectif qui risque de devenir pléthorique, certains d'entre eux obtiennent finalement leur bon de sortie.