L'annonce faite hier par le Beitar Jérusalem — selon laquelle 20 000 abonnements ont été vendus et qu'aucun nouveau ne sera mis en vente pour le moment, afin de réserver quelques milliers de billets aux supporters souhaitant en acquérir pour des matchs spécifiques — représente une situation que le club n'avait même jamais osé imaginer, quelle que soit l'époque.
D'un club où les gens mobilisaient tous leurs réseaux pour décrocher un billet pour un match particulier, le Beitar en est arrivé à fermer la vente de ses abonnements alors même que la demande reste forte. Mais pour des raisons propres à la direction, il a été décidé, du moins dans un premier temps, de ne pas vendre davantage d'abonnements, tandis que quelques milliers de places seront proposées à la billetterie pour les matchs dans le virage sud.
Il convient de rappeler que le Beitar offre près de 300 abonnements à des familles endeuillées, et qu'il réserve également quelques places dans les tribunes ouest et nord pour diverses situations où cela s'avérerait nécessaire.
Un ancrage économique historique
Sur le plan financier, si les supporters du Beitar se stabilisent durablement dans une dynamique d'achat régulier de 20 000 abonnements, combinée aux revenus courants (Fédération, Toto, ligue, droits de diffusion, sponsors), le club disposerait de revenus de base naturels dépassant les 50 millions de shekels par saison. Il serait alors en mesure de se tenir sur ses propres jambes de manière autonome, sans dépendre d'un propriétaire ou d'un autre.