L'Égypte s'est plainte hier (mardi) de manière virulente de l'arbitrage, qu'elle accuse de l'avoir lésée lors du match contre l'Argentine, remporté par la championne du monde sur le score de 3 à 2 à l'issue d'un retournement de situation dramatique. Les Égyptiens s'indignent qu'un but leur ait été refusé — pour faute préalable présumée sur Lisandro Martínez —, puis que ce qui semblait être un penalty sur Mohamed Salah, juste avant le troisième but argentin (avec la contribution de McAllister), ait été ignoré par les arbitres. Le président de la Fédération égyptienne de football a exigé l'ouverture d'une enquête sur les décisions arbitrales. Hani Abou Rida a adressé une demande officielle afin que François Letexier et son équipe d'arbitrage ne dirigent plus aucun match dans la suite du tournoi, estimant que les erreurs commises ont été déterminantes et ont directement influé sur le résultat du match.

Dale Johnson (BBC) : une sévérité à géométrie variable

Dale Johnson, correspondant de la BBC spécialisé dans les questions arbitrales, estime qu'en apparence, les arbitres ont été bien plus sévères avec l'Égypte. Il déclare :

« La semaine dernière encore, Pierluigi Collina, président de la commission des arbitres de la FIFA, avait rappelé un principe central transmis aux officiels : les arbitres ont reçu pour consigne de tolérer les contacts normaux inhérents au jeu, afin d'accélérer le rythme des rencontres. Lors de cette Coupe du monde, on recense en moyenne 22,6 fautes sifflées par match, contre 25 lors du Mondial 2022 et 27 en 2018. Dans ce contexte, comment expliquer le but refusé à l'Égypte ? Attia a très légèrement tiré sur le maillot de Martínez et lui a légèrement marché sur les orteils. Pourtant, les arbitres VAR sont intervenus pour annuler le splendide but de Zico, au motif d'une faute. »

« La semaine dernière encore, Pierluigi Collina, président de la commission des arbitres de la FIFA, avait rappelé un principe central transmis aux officiels : les arbitres ont reçu pour consigne de tolérer les contacts normaux inhérents au jeu, afin d'accélérer le rythme des rencontres. Lors de cette Coupe du monde, on recense en moyenne 22,6 fautes sifflées par match, contre 25 lors du Mondial 2022 et 27 en 2018. Dans ce contexte, comment expliquer le but refusé à l'Égypte ? Attia a très légèrement tiré sur le maillot de Martínez et lui a légèrement marché sur les orteils. Pourtant, les arbitres VAR sont intervenus pour annuler le splendide but de Zico, au motif d'une faute. »

« Certes, on peut soutenir qu'il s'agit d'une faute, mais une telle décision ne cadre pas avec l'arbitrage observé tout au long du tournoi. Si de tels contacts sont tolérés sur le terrain, la même approche doit prévaloir au VAR. Rappelons le cas d'Alexander Pavlovič, dont le tacle haut avait atteint le visage de Pedro Vite (Équateur) — sans que le VAR n'intervienne sur le but de Leroy Sané. »

« La faute a-t-elle eu lieu trop tôt dans l'action menant au but ? Au VAR, on examine la manière dont l'action offensive a débuté, et notamment comment le ballon a été récupéré. Dans la mesure où le duel a directement conduit au but, il était possible de l'examiner, bien qu'il se soit produit 17 secondes auparavant. »

« Ce qui est encore plus regrettable pour l'équipe arbitrale, c'est la faute potentielle sur Mohamed Salah dans l'action ayant conduit au but victorieux spectaculaire de Fernández. Salah est tombé dans la surface argentine et a soutenu qu'Julián Álvarez l'avait fait trébucher. Là encore, cet incident aurait, semble-t-il, dû être examiné via le VAR. »

« Le cas était très similaire à celui d'Attia, à une différence significative près : Salah se trouvait dans la surface, et le VAR a donc évalué la possibilité d'un penalty — situation dans laquelle le seuil d'intervention est plus élevé que pour une faute ordinaire. Si Salah avait été hors de la surface, le VAR aurait dû intervenir par souci de cohérence. Mais en l'absence d'éléments suffisants pour siffler un penalty, le but de la victoire de l'Argentine a été validé. »

Schmeichel contre l'arbitrage et le VAR

Selon Kasper Schmeichel, consultant pour Fox, la décision d'annuler le but égyptien est injuste :

« Le VAR utilise la technologie de la goal-line et du hors-jeu, où les décisions sont tranchées — le ballon a franchi la ligne ou non. Mais ici, on n'est pas face à une décision catégorique. Si le ballon passe la ligne, c'est un fait, ce n'est pas subjectif. Là, c'est l'opinion de l'arbitre. Et sur le terrain, l'arbitre avait estimé qu'il ne s'agissait pas d'une faute. C'était peut-être une faute, mais il n'a pas sifflé sur le moment — il aurait donc dû assumer sa décision prise sur le terrain. »

« Ce qui se passe, c'est que chaque décision est rejugée. Comme dans le cas de Balogun. Et c'est dangereux. Les arbitres ont peur de prendre des décisions. Le résultat de cette intervention, c'est que l'équité du jeu en souffre. »

« Le VAR utilise la technologie de la goal-line et du hors-jeu, où les décisions sont tranchées — le ballon a franchi la ligne ou non. Mais ici, on n'est pas face à une décision catégorique. Si le ballon passe la ligne, c'est un fait, ce n'est pas subjectif. Là, c'est l'opinion de l'arbitre. Et sur le terrain, l'arbitre avait estimé qu'il ne s'agissait pas d'une faute. C'était peut-être une faute, mais il n'a pas sifflé sur le moment — il aurait donc dû assumer sa décision prise sur le terrain. »

« Ce qui se passe, c'est que chaque décision est rejugée. Comme dans le cas de Balogun. Et c'est dangereux. Les arbitres ont peur de prendre des décisions. Le résultat de cette intervention, c'est que l'équité du jeu en souffre. »

À l'inverse, Joe Machnik, ancien joueur et ancien arbitre, a nuancé le propos :

« L'arbitrage est aussi une question d'angle de vue. Parfois, un arbitre ne peut pas tout voir — peut-être était-il loin, l'incident s'est produit dans un coin du terrain. Les arbitres vidéo se contentent de dire à l'arbitre : laisse-nous te montrer l'action sous un autre angle. Il lui a marché sur le pied. C'est précisément la vocation du VAR. »

« L'arbitrage est aussi une question d'angle de vue. Parfois, un arbitre ne peut pas tout voir — peut-être était-il loin, l'incident s'est produit dans un coin du terrain. Les arbitres vidéo se contentent de dire à l'arbitre : laisse-nous te montrer l'action sous un autre angle. Il lui a marché sur le pied. C'est précisément la vocation du VAR. »

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