En Iran, le Mossad et Tsahal n'ont pas encore dit leur dernier mot quant à leur ambition de faire s'effondrer le régime des ayatollahs. Les Kurdes, soit dit en passant, continuent de s'échauffer sur les lignes de front. En attendant l'effondrement du régime, Israël œuvre à couper le lien entre les théâtres d'opérations — le Liban et l'Iran —, et à empêcher Téhéran de continuer à tenter de se reconstruire sur les plans militaire et institutionnel.

À cet égard, le siège imposé par les États-Unis sur l'Iran fait remarquablement bien son travail. Les estimations en Israël sont que s'il se prolonge encore de nombreuses semaines, il pourrait conduire aux résultats escomptés.

Le chef d'état-major, le général Eyal Zamir, a tracé hier la direction concernant l'Iran et fixé les lignes rouges du point de vue israélien : « Tsahal a maintenu et continue de maintenir une vigilance et une disponibilité immédiates pour reprendre les combats contre l'Iran. L'ensemble de nos systèmes défensifs et offensifs étaient en état d'alerte et prêts. Nous avons intercepté les menaces tirées en direction d'Israël et avons frappé l'Iran rapidement et avec force. L'attaque que nous avons menée contre l'Iran était une préparation à un coup bien plus significatif et bien plus lourd. Nous sommes prêts à porter à nouveau à l'Iran un coup sévère et profond. »

« La tentative iranienne d'imposer de nouvelles équations et de changer la réalité échouera. Nous continuerons d'agir et d'approfondir les frappes contre l'organisation terroriste Hezbollah et de protéger les localités du Nord. Tsahal est en état d'alerte et agira avec force partout où une menace contre les citoyens de l'État d'Israël sera identifiée. »

Par ailleurs, l'évacuation de la ville de Tyr revêt une importance particulière sur la scène intérieure libanaise : elle accroît considérablement la pression de la rue libanaise sur le Hezbollah. Plus la pression au Liban s'intensifie, plus le seuil de tolérance aux attaques du Hezbollah diminue. Il est raisonnable de supposer qu'à ce stade, les Iraniens se retrouveront eux aussi à nouveau en confrontation directe avec Israël — et cela pourrait survenir bien avant la fin de la Coupe du monde aux États-Unis.