Une annonce dans un contexte particulier
L'annonce a été publiée alors que l'activité de Tsahal au Liban se poursuivait et faisait la une des journaux. Certes, la méthode d'une annonce iranienne de cessez-le-feu immédiatement après une salve de missiles est connue, mais il y a ici quelque chose de différent — ce dernier bref épisode n'était pas comme les précédents, motivé par Israël et la volonté de « le punir », mais précisément par le Liban et le désir de préserver l'axe de la résistance en son sein.
Dans les faits, alors que l'objectif iranien n'a pas été atteint, en l'espace de quelques heures et en totale contradiction avec les déclarations grandiloquentes sur l'intention de poursuivre, l'Iran décide de mettre fin aux hostilités et de se retirer. Cela est bien plus intéressant, et bien plus important à analyser, que ce qu'a dit Trump.
La « flexibilité héroïque » : une retraite légitimée par la religion
Dans l'éthos politique et religieux du régime iranien existe un concept clé : Narmesh-e Ghahramanane (flexibilité héroïque). Ce concept confère une légitimité religieuse et dirigeante au retrait tactique ou à la « recherche de la paix » lorsque le rapport de forces leur est défavorable.
Une frappe directe sur la principale source de revenus du régime
Une campagne en plusieurs phases
Il convient de prendre de la hauteur et d'examiner la campagne contre l'Iran comme une opération se déroulant en plusieurs phases :
Dans cette perspective, on peut voir comment la campagne tente précisément d'atteindre tous les objectifs qui lui ont été assignés, et ne se limite pas au dossier nucléaire ou au détroit d'Ormuz.
Les murs se resserrent sur le régime
Si l'on encadre ainsi le récit et la logique d'ensemble de la campagne contre l'Iran, on peut lire entre les lignes à quel point la coordination entre Israël et les États-Unis (y compris avec le CENTCOM) est l'une des plus élevées et des plus étroites qui soit, sans divergences substantielles, comme cela est présenté publiquement — peut-être délibérément.
Il conviendra de s'assurer, à partir de maintenant, que la phase de création des conditions pour renverser le régime se poursuive avec une intensité accrue, et sans que des fonds significatifs ne soient injectés dans le régime dans le cadre d'un accord (s'il doit en exister un — ce qui n'est possible que si le régime en Iran redoute pour sa survie, un processus qui, comme évoqué, commence à peine à se mettre en place) et qui pourraient lui servir de bouée de sauvetage de la dernière chance.