Le propriétaire du Hapoel Tel Aviv, Ofer Yanai, a annoncé avoir déposé hier soir (mardi) auprès du tribunal de paix de Tel Aviv une plainte en diffamation d'un montant de 1 170 351 shekels contre les deux plus hauts responsables du système arbitral de la Fédération de basket-ball israélienne : Assaf Shalem, président de l'Association des arbitres, et Moshé Biton, président de la Commission professionnelle de la Fédération. L'acte de poursuite a été signifié aux défendeurs hier à midi, quelques heures seulement avant l'ouverture de la série des finales.

Selon l'acte de poursuite, déposé par le cabinet d'avocats Meitar,

« les deux ont abusé de leur haute position publique et ont lancé une campagne médiatique de dénigrement et de délégitimation, systématique et orchestrée, contre Yanai. Cette campagne visait à nuire à sa réputation commerciale et publique, et à exercer une pression illicite et illégale sur les arbitres de basket sur le terrain afin qu'ils agissent sévèrement à son encontre. »

Les citations litigieuses retenues dans la plainte

La plainte de Yanai répertorie plusieurs citations qui auraient porté atteinte à son image :

Un organisme quasi-judiciaire mis en cause

La plainte souligne que l'Association des arbitres est un organe quasi-judiciaire tenu à une objectivité absolue et à une absence totale de partialité, qualifiées par les défendeurs eux-mêmes de « condition fondamentale non susceptible de compromis ». En pratique, les prises de position personnelles et hors normes des dirigeants de l'Association dans les médias ont atteint leur objectif illégitime : elles ont exercé une pression considérable sur les arbitres qui leur sont hiérarchiquement soumis, et ont directement conduit à des sanctions disproportionnées, sans précédent et dépourvues de fondement légal contre Yanai sur le terrain — comme l'arrêt en direct d'un quart de finale de la Coupe de l'État pour l'en expulser au motif qu'il avait demandé un chargeur de téléphone. Cette disproportion dans la sanction a d'ailleurs été sévèrement critiquée par la direction de la Ligue Élite ainsi que par le tribunal disciplinaire lui-même, qui a fustigé les sorties médiatiques du président de l'Association des arbitres.

Face au refus du président de l'Association de présenter des excuses à titre personnel, et au fait que la majeure partie du « communiqué d'excuses » publié par la Fédération par le passé a été détournée pour continuer à pointer du doigt Yanai et à lui lancer des accusations — notamment en lui imputant des tentatives d'intimidation d'arbitres à leur domicile —, Yanai réclame des dommages et intérêts statutaires doublés en vertu de la loi sur l'interdiction de la diffamation, pour sept publications distinctes effectuées avec l'intention manifeste de nuire (six de la part de Shalem et une de la part de Biton), ainsi qu'une injonction leur ordonnant de publier des excuses publiques dont le libellé sera fixé par le tribunal.