L'arbitre international s'est exprimé hier dans l'émission sportive de la radio 103FM pour défendre ses décisions, notamment celle, très contestée, de ne pas avoir sorti un second carton jaune à Guy Mizrahi.
« Nous, en tant qu'arbitres, nous ne parlons pas des entraîneurs », a-t-il d'emblée déclaré. « Tout Israël a regardé ce match, et chacun peut se faire sa propre opinion sur la qualité de l'arbitrage, savoir s'il y a eu scandale ou non. Nous n'avons pas influé sur le résultat du match, et c'est l'essentiel. »
« Je pense que jusqu'à la 70e ou 80e minute, le match était parfaitement maîtrisé. J'ai essayé de laisser les joueurs s'exprimer sans tout arrêter à chaque instant. Je ne voulais pas faire de discours. La preuve : seulement trois cartons jaunes ont été distribués. À partir de la 80e minute, nous avons senti que l'ambiance devenait tendue entre les joueurs et les équipes. Je suis certain que dans un match de cette nature, avec autant d'événements et d'émotions, nous aussi nous commettons des erreurs. »
Le second jaune qui n'est pas sorti
Concernant le second carton jaune non montré à Guy Mizrahi, Foxman a expliqué : « Le premier jaune est sorti de façon très inhabituelle, après que pendant une vingtaine de minutes de nombreuses fautes avaient été commises sur Varela et Revivo, et je voulais y mettre fin. Ce premier carton a joué son rôle. La faute supplémentaire sur Revivo ne justifiait pas nécessairement un second jaune. À partir du moment où la faute se produit à soixante-dix mètres du but, dans une situation litigieuse, en finale de Coupe, je préfère ne pas prendre de décision active. Quoi que j'aie fait, on aurait débattu pour savoir si j'avais volé la vedette ou non. »
Foxman a ajouté : « Si, à mes yeux, il s'était agi d'une faute exigeant sans l'ombre d'un doute un carton jaune, j'aurais pris la décision, comme ce fut le cas ensuite avec Diop. Dans ma tête, ce n'est pas la minute qui compte, mais les faits en eux-mêmes : est-ce que cela mérite un carton jaune ou non ? J'ai choisi que non. »
Le chaos à partir de la 80e minute
Il s'est ensuite exprimé sur la confusion qui a régné à partir de la 80e minute : « Je ne pense pas que nous ayons perdu le contrôle, mais l'ambiance a changé. Tous ceux qui étaient impliqués dans le match se sont comportés différemment. Le fait que la finale soit le dernier match de la saison, et que ce qui se passe ensuite n'a plus d'importance, donne une sorte de sentiment de 'de toute façon, ça n'a plus d'importance', et chacun se permet un peu plus. »
La bagarre en fin de match
Pour conclure, il a évoqué l'altercation survenue à la fin du match entre les joueurs des deux équipes : « Je suis parti avec un sentiment très amer. C'était désagréable, à la limite du dégoûtant, d'être là. Vous êtes impuissant et vous regardez une violence que je n'avais jamais rencontrée, certainement pas en championnat professionnel. C'est vraiment dommage qu'au moment culminant du football, dans une organisation aussi exemplaire, on reparte en parlant de ça. »